| vendredi 30 juin 2006, a 16:23 |
| RECONSTRUISONS LES TUILERIES |
Lors du Festival de Dax, le lendemain du spectacle de Marianne Sergent Vive la Commune ! , j’ai tenu à faire part au public des « Rencontres de l’Atrium » des commentaires que m’inspirait cette apologie inconditionnelle et enthousiaste d’un des épisodes les plus sinistres et les plus imbéciles de l’histoire de Paris. J’ai été fortement épaulé ensuite par Philippe Meyer, qui a confirmé du tout au tout ma démythification du « Temps des cerises » et donné comme exemple à suivre la liberté d’expression, si j’ose dire… peu commune, qui règne en ce forum dacquois.
Si le mythe de la Révolution française a été considérablement entamé, en particulier au moment des remises en question de 1989 (encouragées en sous-main comme on s’en doute par un vieux militant d’extrême droite alors à la tête de l’État et que seuls quelques pochards invétérés prenaient pour un socialiste), le mythe de la Commune, lui, continue à faire des ravages dans les cervelles fragiles. Il est vrai que la méthode est imparable : on insulte les vrais témoins, ceux qui étaient sur place et ont tout vu, et on accorde foi à un demi-fou, demi-escroc, nommé Jules Vallès, ex-chroniqueur boursier, hurluberlu couvert d’or par les journaux les plus embourgeoisés de l’époque, probable stipendiaire de la police impériale, ayant retourné dix fois sa veste (lire absolument l’étude in vivo du personnage dans le Grand Larousse du XIXe siècle). Quant à l’autre principal créateur du mythe de la Commune, Karl Marx, il n’y a pas assisté. En revanche, ceux qui se trouvaient à Paris ou aux environs : Littré, Labiche, Du Camp, Flaubert, Dumas fils, et tant d’autres témoins oculaires et honnêtes, ont sans exception partagé l’opinion de George Sand (grande réactionnaire, comme on sait !) sur ces « saturnales de la plèbe ». Voilà qui devrait faire réfléchir. Mais justement, l’un des principes qui gouvernent la mode du prêt-à-porter vestimentaire ou idéologique n’est-il pas d’utiliser le moins possible cette bizarre fonction de nos petites cellules grises ?
Faute d’avoir eu le temps de faire sauter, comme prévu, Notre-Dame, et d’incendier entièrement la ville pour empêcher les Allemands d’y pénétrer (une des propositions de Vallès, si j’en crois Larousse), nos excellents Communards ont eu néanmoins la joie de réduire en cendres l’Hôtel de Ville, le ministère des Finances, le Palais-Royal et le château des Tuilerie, de saccager quelques églises et de voir partir en fumée certains des plus beaux tableaux qui décoraient ces monuments.
(Ce qui précède n’est qu’un préambule... et le temps me manque. Rendez-vous dans quelques jours, pour l’annonce d’un grand projet en train de prendre forme : LA RECONSTRUCTION DES TUILERIES.) |
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