Roger Judrin est l'un des grands écrivains français du XXe siècle, un orfèvre de la langue et de la pensée, ciseleur d'aphorismes, qu'on devrait étudier dans les lycées et les universités si l'Éducation nationale n'était pas aux mains d'idéologues obtus qui interdisent l'enseignement de la grammaire et en sont encore à se cramponner à la « méthode globale » d'apprentissage de la lecture, en dépit des ravages qu'elle a faits ; ravages dont tout le monde aujourd'hui, sauf eux, est averti, à commencer par M. de Robien. Donc, on n'est pas près d'étudier Judrin dans nos écoles. Mais, comme on n'y étudie plus guère La Rochefoucauld ni Chamfort, il n'y a pas lieu de trop s'étonner.
Par bonheur, quelques personnes s'occupent de l'auteur de « Boussoles » et de « Feu nos maîtres ». Un « Cercle des lecteurs de Roger Judrin » s'est constitué à l'initiative d'Alfred Eibel. On y trouve notamment Michel Déon, Claudie Judrin, fille de l'écrivain, Jacqueline Paulhan, votre serviteur. La deuxième assemblée générale de cette association s'est tenue le 7 octobre dans la bibliothèque du Lycée Jean-Baptiste Say, à Paris ; ce qui prouve que, même au sein de l'Éducation nationale, il existe encore des gens qui aiment la vraie littérature. Les organisateurs m'avaient fait l'honneur et le plaisir de me demander de lire un texte consacré à Judrin, à son œuvre, à mes rencontres avec lui. On peut en prendre connaissance en suivant le lien :
http://papiersenligne.spaces.live.com/blog/cns!AA3C3B797FEA709E!154.entry
Quant aux lecteurs de Judrin qui souhaiteraient adhérer au Cercle, ils peuvent écrire à M. Jacques Message, Secrétaire – 26, rue Hippolyte Bottier – 60200 Compiègne.
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