Petite incursion intempestive (mais de quoi se mêle-t-il, celui-là ?) dans les sciences, à propos d'un article de Valeurs Actuelles qui revient opportunément sur la polémique au sujet de la « mémoire de l'eau » et le sort indigne réservé au Pr Benveniste (numéro du 4 juin).
Si, à la ressemblance complètement métaphorique, il va de soi, des trois états de la matière, on arrivait à concevoir que l'un des principaux « secret de l'univers » réside dans les trois états (dont la relation entre les deux premiers, déjà, est établie par l'équation d'Einstein) d'une même « substance universelle » matière – énergie – esprit (la matière apparaîtrait alors comme de l'« esprit solidifié ») – la transmutation de l'énergie en esprit s'opérant apparemment par le moyen de la vie au cœur des systèmes nerveux végétal, animal et humain – il est bien évident que la polémique sur la « mémoire de l'eau » serait un bel exemple, une fois de plus, de l'incapacité de la « science officielle » à faire preuve d'ouverture intuitive. Rappelons-nous cette permanente obstination face, jadis, aux phénomènes électriques, puis à Pasteur, puis à l'homéopathie, etc.
Ce qui est mémoire dans le cerveau, qui est lui-même matière, possède une forte probabilité d'exister en toute matière : seule varierait la « densité » de ladite fonction mémorisante selon le type de la matière-support : nerveuse, génétique, musculaire, minérale, etc. Et personne ne semble s'être avisé de ceci : on peut présumer que le rejet de la découverte de Benveniste est en grande partie à mettre à l'actif des gardiens du dogme darwinien, puisque une mémoire génétique, par exemple, qui enregistrerait et perpétuerait les acquis, viendrait dangereusement appuyer l'évolutionnisme de type lamarckien et menacerait de ruine, ou en tout cas modifierait en la complétant, la « certitude » (jamais démontrée) des seules mutations
brusques. Il faudrait peut-être relire ce qu'écrit Bergson dans Matière et Mémoire ?
Ci-dessus : le Pr Jacques Benveniste
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