| jeudi 01 novembre 2007, a 15:21 |
| Deux supports complémentaires : la Toile et le papier |
Il y a environ trente-cinq ans, passant des vacances enchanteresses sur la Côte d’Azur avec une comédienne de grand talent mais de cœur incertain et un couple d’amis dont le mari était un bel ouvrier du violon, j’écrivais le matin, à la fraîche, une assez copieuse étude sur la « philosophie » de la télévision pour un hebdomadaire hélas disparu, jamais remplacé, « Les Nouvelles littéraires ». Cette étude, intitulée en hommage à André Bazin « Qu’est-ce que la télévision ? », et publiée en feuilleton durant plusieurs semaines, devait connaître une postérité inattendue avec le cours que je fus invité en 1983 à donner à la Sorbonne sur le même sujet, puis, en 2001, avec mon livre la Télévision où le mythe d’Argus, qui en reprenait la substance. Depuis trente-cinq ans je n’ai cessé d’affirmer qu’il n’existait aucun antagonisme sérieux entre l’écrit (l’imprimé notamment) et les techniques modernes de communication. Je n’ai cessé de dire que la destruction annoncée du premier par les secondes (images animées, audiovisuel, multimédia…) dans des prophéties d’illuminés du type Mc Luhan, amateurs d’apocalypses foraines, ne se produirait point, pour de nombreuses raisons dont la moindre n’était pas que la communication par le langage écrit demeurerait toujours la base la plus sûre, simple, commode, de toutes les autres.
J’en ai découvert une nouvelle preuve avec Internet, le meilleur relais, le plus docile serviteur qu’on puisse rêver de notre vieil ami Gutenberg. La voilà, cette informatique encore terrifiante pour certains, qui se transforme en un immense marché du livre neuf et d’occasion, en éditeur de journaux, intimes ou d’information générale, en lieu de discussions non plus orales mais écrites, la voilà qui relance cet art et cette arme de la correspondance, au rancart depuis la vogue du téléphone ! On peut même l’utiliser pour doter d’une espérance de vie plus longue certains articles de presse promis en principe à l’existence éphémère des papillons. Ainsi pourra-t-on consulter sans complications inutiles la page entière de « Valeurs Actuelles » que j’ai consacrée à la brillante re-création de la pièce de Sartre, Nekrassov, par Jean-Paul Tribout, en suivant le lien : http://papiersenligne.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&_c=BlogPart&partqs=amonth%3d10%26ayear%3d2007
On peut également, et depuis peu, prendre connaissance de mon « Cinéma contre Roman revisité », publié dans le n° 48 de « L’Atelier du Roman » (Éditions Flammarion, décembre 2006) : http://papiersenligne.spaces.live.com/?_c11_BlogPart_BlogPart=blogview&_c=BlogPart&partqs=amonth%3d11%26ayear%3d2007
Ci-dessus : Nekrassov, l'Arsène Lupin de la guerre froide
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