X
Identifiant Mot de passe
  Admin Blog Accueil Blog Créér un blog Mail Actualités ToutApprendre Soutien Scolaire Shopping Mag des Voyages Recherche Web
OK
carnet de route
mercredi 10 septembre 2008, a 16:37
Crépuscule de la modernité

   C'est seulement maintenant que je prends connaissance d'un mémoire de « DESS » (diplôme d'études supérieures spécialisées) rédigé par une étudiante à l'Université de Bordeaux, Annie Clément, en 1993. Ce mémoire s'intitule le Langage de la modernité et il s'appuie ou prend comme point de départ de la réflexion, notamment, mon livre Crépuscule de la modernité publié quelques années auparavant. Si je le mentionne ici, c'est en raison d'une assertion qu'il contient et qui ne me paraît pas très claire. Certainement, si cette étudiante, comme d'autres auteurs de travaux universitaires l'ont souvent fait, m'avait soumis au préalable ses observations et ses intentions, j'aurais peut-être pu l'aider à formuler plus explicitement sa pensée.

   Il s'agit de ce passage me concernant : « Le regard qu'il porte sur la société, empreint de tradition, ne caractérise pas spécifiquement celui d'un traditionaliste pur. Il souhaite la transparence entre l'homme et le monde, comme la conjonction entre la raison et le sujet. Il annonce lui-même en préambule: "L'inaptitude à refléter l'ordre établi me paraît la caractéristique d'une pensée active", qui génère aussi chez lui des propos en rupture. »

   Je passe sur « générer », repris de to generate pour remplacer partout « engendrer » ou « produire », aussi douloureux et malfaisant qu' « initier » pour « lancer », « décider » ou « promouvoir ». Les étudiants ne sont pas responsables du charabia que leur enseignent des maîtres aussi ignorants que leurs élèves. Ce qui m'arrête est la phrase : « Il souhaite la transparence entre l'homme et le monde, comme la conjonction entre la raison et le sujet (c'est elle qui souligne). »

   D'abord : « Il souhaite la transparence entre l'homme et le monde ». Hors de tout contexte, cette phrase ne signifie pour moi pas grand-chose, sinon au négatif : « Il refuse l'opacité entre l'homme et le monde », ce qui pourrait vouloir dire que je rejette la ou les conceptions d'un univers inexplicable, surgissant brutalement à la conscience de l'homme, « être-là » sans transcendance ni finalité. Ce n'est évidemment pas mon cas, ayant toujours récusé tout système explicatif et toute religion,  par moi assimilés en raison de leur diversité aux ouvrages de l'art.

   Seconde proposition : « comme la conjonction entre la raison et le sujet ». En premier lieu, doit-on entendre « comme » au sens de « de même que » ou au sens de « en tant que » ? Dans la première hypothèse, nous avons affaire à deux concepts mis sur un pied d'égalité ; dans la seconde, à une précision complémentaire supposée plus éclairante.  Que ce soit l'une ou l'autre, l'emploi de l'italique semblerait indiquer qu'il s'agit d'une citation de mon cru. Or, je ne rappelle pas avoir jamais formulé une telle idée, dont le sens d'ailleurs m'échappe, les deux mots « raison » et « sujet » relevant tous deux des attributs propres à une même conscience humaine, ce qui relèguerait leur « conjonction » au rang d'un pléonasme. Si je me réfère à mes propos maintes fois répétés, il serait plutôt question d'une conformité de la logique, non au sujet, mais à l'objet (le monde), puisque je conçois cette logique (de préférence à « raison », trop composite et anthropomorphique) comme immanente à l'ordre de l'univers (ordre mathématique en particulier) et non pas comme projetée par l'esprit humain sur  un chaos ou une entité inconnaissable  qu'il ordonnerait à sa manière. J'ai même, dans un article sur Marx repris dans Crépuscule de la modernité, inventé de toutes pièces une citation de Hegel : « la logique est la respiration du monde ». Personne ne lisant Hegel, personne ne m'a démenti…Je dirais plutôt aujourd'hui : « le ciment de l'univers » ; et ce ciment, comme cela est naturel, se concentre en faculté réflexive dans l'esprit humain, produit de l'univers.

   Voilà donc les bribes métaphysiques que j'aurais pu émietter sur le chemin d'Annie Clément, si tant est que ces considérations aient le moindre rapport avec ce qu'elle voulait exprimer. Il est à craindre en effet que les notions de « sujet », d' « objet », de « transparence », de « raison » ne varient de contenu selon les philosophes, les professeurs et les époques...

vendredi 30 juin 2006, a 16:23
RECONSTRUISONS LES TUILERIES

   

   Lors du Festival de Dax, le lendemain du spectacle de Marianne Sergent Vive la Commune ! , j’ai tenu à faire part au public des « Rencontres de l’Atrium » des commentaires que m’inspirait cette apologie inconditionnelle et enthousiaste d’un des épisodes les plus sinistres et les plus imbéciles de l’histoire de Paris. J’ai été fortement épaulé ensuite par Philippe Meyer, qui a confirmé du tout au tout ma démythification du « Temps des cerises » et donné comme exemple à suivre la liberté d’expression, si j’ose dire… peu commune, qui règne en ce forum dacquois.

   Si le mythe de la Révolution française a été considérablement entamé, en particulier au moment des remises en question de 1989 (encouragées en sous-main comme on s’en doute par un vieux militant d’extrême droite alors à la tête de l’État et que seuls quelques pochards invétérés prenaient pour un socialiste), le mythe de la Commune, lui, continue à faire des ravages dans les cervelles fragiles. Il est vrai que la méthode est imparable : on insulte les vrais témoins, ceux qui étaient sur place et ont tout vu, et on accorde foi à un demi-fou, demi-escroc, nommé Jules Vallès, ex-chroniqueur boursier, hurluberlu  couvert d’or par les journaux les plus embourgeoisés de l’époque, probable stipendiaire de la police impériale, ayant retourné dix fois sa veste (lire absolument l’étude in vivo du personnage dans le Grand Larousse du XIXe siècle). Quant à l’autre principal créateur du mythe de la Commune, Karl Marx, il n’y a pas assisté.  En revanche, ceux qui se trouvaient à Paris ou aux environs : Littré, Labiche, Du Camp, Flaubert, Dumas fils, et tant d’autres témoins oculaires et honnêtes, ont sans exception partagé l’opinion  de George Sand (grande réactionnaire, comme on sait !) sur ces « saturnales de la plèbe ». Voilà qui devrait faire réfléchir. Mais justement, l’un des principes qui gouvernent la mode du prêt-à-porter vestimentaire ou idéologique n’est-il pas d’utiliser le moins possible cette bizarre fonction de nos petites cellules grises ?

   Faute d’avoir eu le temps de faire sauter, comme prévu, Notre-Dame, et d’incendier entièrement la ville pour empêcher les Allemands d’y pénétrer (une des propositions de Vallès, si j’en crois Larousse), nos excellents Communards ont eu néanmoins la joie de réduire en cendres l’Hôtel de Ville, le ministère des Finances, le Palais-Royal et le château des Tuilerie, de saccager quelques églises et de voir partir en fumée certains des plus beaux tableaux qui décoraient ces monuments.

   (Ce qui précède n’est qu’un préambule... et le temps me manque. Rendez-vous dans quelques jours, pour l’annonce d’un grand projet en train de prendre forme : LA RECONSTRUCTION DES TUILERIES.)

Présentation
Michel MOURLET
Ecrivain, chroniqueur. A enseigné à Paris I sa théorie de l'audiovisuel.

Envoyer un mail à l'auteur
publicité
commentaire(s)
A la rencontre de Judrin Bruno Duval (24/09/2009 09:22)

Cher Michel Mourlet,...

A la rencontre de Judrin MM (17/09/2009 15:31)

Merci, Cher Bruno Du...

A la rencontre de Judrin Bruno Duval (17/09/2009 15:04)

Cher Michel Mourlet,...

L'Histoire à l'américaine Christophe (29/08/2009 18:24)

Bonjour Michel Mourl...

La Reine est morte, vive la Reine ! fred (29/05/2009 21:04)

excellent en effet. ...

mes catégories
Matulu (3)
Jean Dutourd (3)
Chateaubriand (3)
Francophonie (2)
Marx (2)
Editions France Univers (2)
Françoise Sagan (2)
Radio Courtoisie (2)
Montherlant (2)
Da Vinci Code (2)
Eric Rohmer (2)
Sacha Guitry (2)
Trissotin (2)
Paul-Jean Toulet (2)
Molière (2)
Cahiers du cinéma (2)
Dan Brown (2)
Alexandre Dumas (2)
Suétone Tacite (2)
La Table Ronde (2)
Articles précédents
Liste des articles
calendrier
«septembre 2008»
LunMarMerJeuVenSamDim
01 02 03 04 05 06 07
08 09 10 11 12 13 14
15 16 17 18 19 20 21
22 23 24 25 26 27 28
29 30
archives
2009-11 (1)
2009-10 (3)
2009-09 (2)
2009-08 (2)
2009-06 (3)
2009-05 (5)
2009-04 (1)
2009-03 (1)
2009-02 (3)
2009-01 (2)
2008-10 (2)
2008-09 (3)
2008-08 (3)
2008-06 (2)
2008-05 (3)
2008-04 (3)
2008-02 (1)
2008-01 (2)
2007-12 (3)
2007-11 (2)
2007-10 (2)
2007-09 (2)
2007-07 (1)
2007-06 (3)
2007-05 (2)
2007-04 (1)
2007-03 (4)
2007-02 (2)
2007-01 (7)
2006-12 (5)
2006-11 (6)
2006-10 (3)
2006-09 (3)
2006-08 (3)
2006-07 (5)
2006-06 (8)
2006-05 (6)
thèmes
Université Bordeaux
Crépuscule modernité
Hegel
Marx
Mes autres blogs préférés
TERRES NYKTHES
D'autres blogs sur monGenie
ON VIT UNE EPOQUE FORMIDABLE !
Le brick à vrac
Flash Blog
Le blog de Blaise
QUESTIONS POSEES

** ** © Learnorama 2006 - conditions générales - développé par Learnorama et Kernix - Contact - Nouveautés blog