| vendredi 09 janvier 2009, a 23:33 |
| À LA SANTÉ DE NOTRE LANGUE FRATERNELLE |
 L'occasion était trop belle : le succès d'un livre, la publication toute récente d'un autre, un superbe dossier dans Le Spectacle du monde, ces trois événements autour du même thème : la langue française et la Francophonie. Comment résister en ce début d'année à l'envie de déboucher quelques bouteilles de champagne et de lever nos coupes à la santé de notre langue, maternelle certes, mais non moins fraternelle ? En outre, ce serait une manière de faire un pied de nez à la « crise » de ce monde économique et financier devenu en grande partie virtuel, fait d'illusion et de prestidigitation, où la moitié de l'argent qui circule n'existe nulle part sinon dans la tête de ceux qui y croient. J'ai donc décidé, avec le concours de D.L.F. et de Valmonde, de fêter la courbe de vente de mes Maux de la langue, la sortie, également aux Éditions France Univers, d'Éclat et Fragilité de la langue française par Jean Dutourd et ses amis (80 contributeurs) et le numéro de décembre du mensuel de luxe du Groupe Valmonde.
Ceux de mes lecteurs qui le souhaiteraient peuvent nous retrouver le 14 janvier à partir de 18 h à la Galerie Talmart : 22, rue du Cloître Saint-Merri 75004. Auparavant, ils devront annoncer, au plus tard la veille, leur présence soit par courriel à : france.univers@wanadoo.fr , soit par télécopie au 01 47 30 85 63.
Le dossier « Francophonie » du Spectacle du monde comporte un article de votre serviteur : « Langue française, le plus captivant des romans », raccourci comme d'habitude pour des impératifs de mise en pages. J'ai tenté néanmoins d'y brosser avec de belles illustrations la fresque de notre épopée langagière depuis les Gaulois jusqu'aujourd'hui. On peut lire le texte dans sa version intégrale en cliquant sur le lien suivant :
http://papiersenligne.spaces.live.com/blog/
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| vendredi 11 avril 2008, a 13:02 |
| Au tourniquet du libraire |
Une sélection (ou un
rappel) de livres récents pour saluer notre langue
- Francophonie-Puissance,
l'équilibre multipolaire, par
Michel Guillou. Une prodigieuse machine géopolitique, économique et
culturelle qui dérange les Etats-Unis et inquiète l'Europe de Bruxelles,
mais dont les « élites » françaises n'ont encore compris ni
l'usage, ni le fonctionnement. Ellipses, Coll. « Mondes réels » dirigée par Aymeric Chauprade, 160 p.
- Proust,
par Pascal Ifri. L'aventure d'une vie entièrement passée à ressusciter le
temps qui passe, par un grand universitaire américain, spécialiste du
roman français du XXe siècle. Pardès, coll. « Qui suis-je ? », 128 p., 12 €.
- Vidocq,
par Michel Peyramaure. À la croisée de Mémoires moins apocryphes qu'il n'y
paraît et du roman populaire, une biographie haute en couleurs d'autrefois
dans un style d'aujourd'hui. Pour le cent cinquantenaire de la mort de
celui qui inspira Balzac et Hugo. Robert
Laffont, 384 p., 21 €.
- France,
Québec, Wallonie : même combat !, par Albert Salon. L'appel à
la résistance linguistique d'un militant de la francophonie, considérée
comme rempart contre l'impérialisme yankee
relayé par l'Europe. L'Harmattan,
198 p., 19 €.
- Chronique
buissonnière des années 50, par Philippe d'Hugues. Ces années-là,
l'auteur et ceux de son âge s'en souviennent : une époque mythique, fabuleuse
(au sens propre) où la France pensait, parlait et écrivait encore
librement, sans inquisiteurs embusqués, et… en français. Avons-nous
rêvé ? Fallois, 200 p., 20 €.
- Prévert,
portrait d'une vie, par Carole Aurouet. Un album d'images – et
quelles ! pour raconter le sale gosse et le grand enfant que fut
toute sa vie le poète, cela coulait de source, comme ses répliques de
cinéma. Ramsay, 245x285, 240 p.
- Vagabondages,
par Pol Vandromme. L'un des meilleurs critiques depuis La Bruyère, c'est-à-dire
portraitiste, cisèle en médaillons six douzaines de plumes contemporaines
qui ont compté pour lui. À la lumière de cette évidence toute crue :
« La littérature est l'affaire de quelques-uns et le commerce de la
librairie celle des corniauds innombrables. » Le Rocher, 252 p., 18 €.
- Fantôme
d'Orient, par Pierre Loti. Une belle préface documentée de Guy Dupré
recadre cette réédition du mélancolique et vaporeux chantre d'Aziyadé,
qu'un tribunal de sottise universitaire relègue encore au purgatoire des
Lettres. Qu'importe, puisque les lecteurs qui savent lire le dévorent avec
délices. Motifs (Le Rocher), 208 p.,
7 €.
- Pièces
farceuses, par Jean Anouilh. Quatre succès du plus grand et prolifique
auteur dramatique du XXe siècle, dont l'étonnant Nombril où nous applaudîmes Blier.
Autre réédition du même : l'inusable Antigone (128 p., 5,40
€). Les « anouilhiens »
novices regretteront juste l'absence de postface, voire d'un petit dossier,
pour situer ces chefs-d'œuvre. La
Table Ronde,« la Petite Vermillon »,416 p.,10 €.
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| mardi 17 juillet 2007, a 10:15 |
| "Français, mon beau souci" |
Pour le neuvième numéro (celui du 9 juillet) de mon émission radiophonique dévolue à la langue française, j’ai choisi de l’habiller de neuf : nouveau titre, nouveau générique musical. Comme je l’ai expliqué à l’antenne, Malherbe et Jean-Féry (ou Ferry) Rebel m’ont fourni les matériaux ad hoc. L’extraordinaire Prologue des Élémens, comme on orthographiait le mot à l’époque, ce « Chaos » dans lequel certains fossoyeurs (ou imbéciles heureux ?) aimeraient tant que retombât notre langue – comme le firent le latin ou le gaulois par exemple – pour se changer en une autre dont les locuteurs, à part une poignée d’érudits armés de dictionnaires, ne comprendraient plus rien de nous ni de nos prédécesseurs, ce Prologue m’a paru la meilleure métaphore possible de l’histoire de la langue tout autant que du langage.
Je souhaiterais à cette occasion établir un court bilan des neuf premières émissions. Avec l’aide précieuse de mes assistantes, et particulièrement de la plus assidue : Catherine Distinguin, conseiller municipal (ou, si l’on préfère, conseillère municipale, encore que je ne voie pas clairement ce que ce féminin apporte, sinon l’oubli que la fonction ne saurait être, à moins d’intention sexiste, conditionnée par le sexe et que, dès lors, c’est le neutre qui s’impose, le genre neutre en français étant assumé par le masculin), huit sujets ont été successivement abordés : les rapports de l’écrivain avec sa langue ; la langue française, cadeau de Noël ; le pouvoir des maires et la loi Toubon ; le monde de l’édition face à la langue française ; l’évolution de la presse écrite ; la Fête de la Courtoisie ; le français vu de l’extérieur (deux parties) ; la langue française et le théâtre contemporain.
Mes invités (dans le désordre) : les écrivains Guy Dupré, Christian Dedet et Christopher Gérard, Florent Georgesco, rédacteur en chef de « la Revue littéraire » et conseiller éditorial (Éditions Léo Scheer), les directeurs de théâtre Jean-Luc Jeener et Daniel Royan, les écrivains et journalistes Michel Marmin, et Philippe Barthelet, Marc Favre d’Échallens, administrateur de DLF et secrétaire général de Droit de comprendre, l’écrivain et éditeur Arnaud Bordes, Arlette Renaud-Boué, présidente de deux associations d’aide à la Roumanie francophone, Bernard Le Saux, critique littéraire, le Pr Beaumont, maire de Saint-Maur, Jean-Pierre Lecoq, maire du VIe arrondissement de Paris, Olivier Clodong, essayiste et chargé de communication, le journaliste et essayiste Gérard Gachet, l’essayiste Xavier Soleil, Lakis Proguidis, directeur de la revue « L’Atelier du roman » (Éditions Flammarion/Boréal), le metteur en scène et comédien Jean-Laurent Cochet, Mohamed Larbi Haouat, vice-président de l’AFAL et du Centre de Philosophie de la Stratégie, Samir Marzouki, conseiller de l’Organisation internationale de la Francophonie, les comédiens Stéphanie Mathieu, Jacques et François Mougenot, Pierre Londiche, le Pr Robert Kopp, éditeur, essayiste, ancien directeur de la collection « Bouquins ». J’espère n’avoir oublié personne.
Quelques lecteurs ou auditeurs m’ont demandé s’il existait un moyen de se renseigner sur une émission qu’on a manquée. Je rappelle d’abord que « Français, mon beau souci », mensuelle, est rediffusée quatre fois à des heures différentes au cours de la semaine de sa programmation. Ensuite, il est toujours possible de se procurer une cassette enregistrée de l’émission auprès du secrétariat (01 46 51 00 85). Enfin, un certain nombre d’informations sur chaque émission figurent dans le journal en ligne (ou « blog ») de Radio Courtoisie, qui en contient les références archivées : www.radio-courtoisie.over-blog.com
Les auditeurs qui ne parviennent pas à capter la station par voie hertzienne ont deux solutions de rechange : le satellite TPS pour la France, l’Europe et l’Afrique du Nord et Internet pour le monde entier : www.radiocourtoisie.net. C’est, d’après mon expérience, cette dernière formule qui procure le meilleur confort d’écoute.
Ci-dessus : François de Malherbe, dont j'ai détourné le célèbre hémistiche "Beauté, mon beau souci".
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| samedi 27 janvier 2007, a 09:49 |
| Agenda francophone |
Le Pr Axel Maugey nous convie le 8 février à 14 h 30, dans l’auditorium des cours de civilisation française de la Sorbonne (16 B, rue de l’Estrapade 75005), à l’écouter prononcer une conférence : « La bataille du français de 1960 à aujourd’hui ». Sujet prometteur que notre ami québécois connaît mieux que personne. Lauréat de l’Académie française en 2006, le Pr Maugey a publié récemment dans « Valeurs Actuelles » une étude sur la Francophonie. Mes aimables lecteurs seront sans doute intéressés par le parcours de cet universitaire militant. Je leur suggère de se rendre sur l’ « Infocentre littéraire des écrivains québécois » : http://www.litterature.org/detailauteur.asp?numero=677
Une semaine auparavant, le jeudi 1er février à 19 h, M. Paul-Marie Coûteaux, député européen et directeur de « L’Indépendance », présentera son livre Être et Parler français (Perrin) dans l’amphithéâtre Guizot de ladite Sorbonne : 17, rue de la Sorbonne, escalier B, 2e étage. Je signale au passage que je publierai une critique de cet ouvrage – d’un pessimisme roboratif et qui incite à l’action – dans le prochain numéro du « Spectacle du Monde ». |
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