| vendredi 12 janvier 2007, a 15:20 |
| Les romans de Guy Dupré |
Mon confrère et néanmoins ami (selon une formule célèbre de Carmen Tessier, la regrettée « commère » de France Soir) Christopher Gérard, romancier, essayiste, latiniste, polythéiste, et grand amateur de thés rares, m’envoie l’excellent article qu’il vient de consacrer à Guy Dupré dans la revue belge la Presse littéraire. Le Rocher a réédité il y a quelques semaines, en un seul volume, les trois romans de l’auteur de C’est le sang de l’amour et le sang de la peine : Les fiancées sont froides, le Grand Coucher et les Mamantes, y plaçant en guise de postface le chapitre de mon livre Écrivains de France, XXe siècle (Valmonde –Trédaniel) intitulé « Guy Dupré ou les deux histoires enlacées ».
Pour la petite Histoire qui – Dupré ne me contredira pas – est aussi importante que la grande puisque les deux s’interpénètrent et se déterminent l’une l’autre, je souhaite seulement que Christopher, ou quelque archiviste compétent, confirme l’assertion selon laquelle c’est à Grégoire Dubreuil que Guy Dupré, pour expliquer son long silence entre son premier roman et le deuxième, répondit : « Je ne voulais pas devenir une ‘main à plume’, mais continuer à prêter l’oreille à mes voix. »
Il se trouve en effet que cette phrase figurait mot à mot dans la réponse que fit Dupré à la même question, dans un questionnaire écrit que je lui avais envoyé lors de la parution des Manœuvres d’Automne et que j’ai reproduit dans l’ouvrage précité (p. 143). Il se trouve en outre que Grégoire Dubreuil, à qui j’avais, au milieu des années 80, cédé le titre Matulu pour 1 franc symbolique, a mystérieusement disparu après avoir coulé le fragile navire que je lui avais confié en assortissant cette mission de conseils précis (chercher et trouver, comme je l’avais fait, de la publicité, se faire aider d’une équipe de bénévoles, etc.) ; conseils, hélas ! demeurés sans suite, avec le résultat inéluctable que j’ai dit. Il m'est donc impossible de consulter l'intéressé
Chercheurs, à vos fiches, à vos loupes, à vos grimoires ! J’ajoute que, chercheurs ou non, mes honorables visiteurs auront profit à se diriger vers le Journal entoilé de Christopher Gérard, fort mal pensant comme on peut s’en douter puisqu’il est de mes amis : http://archaion.hautetfort.com
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| dimanche 17 septembre 2006, a 13:11 |
| Mourlet Bio-Bibliographie |
On peut consulter en ligne la notice biographique (succincte) du Who’s who in France :
www.whoswho.fr
Bibliographie :
Les personnes qui m’ont écrit pour obtenir des renseignements précis et regroupés en ligne sur mes livres (dates, éditeurs) et sur mes pièces (création ou diffusion) ne tarderont pas à en être informées. Ces données en effet sont actuellement éparpillées sur un grand nombre de sites.
En attendant, ceux qui s’intéressent à mes liens avec la vie théâtrale peuvent consulter le N° 5 (printemps 2001) de la revue « Contrelittérature », dirigée par Alain Santacreu.
Site : www.chez.com/contrelitterature Courriel : contrelitterature.@wanadoo.fr
Ci-contre : Agathe de La Boulaye en 1993 dans « l’Épreuve du feu », mise en scène de Max Naldini.
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| samedi 16 septembre 2006, a 22:14 |
| Résurrection de Montherlant ? |
À mon retour de Sarlat (voir ci-dessous), dans la fièvrrrre de la rédaction de mes notes pour « la Revue littéraire » et « Atlantica Magazine » (cf. également ci-dessous), il m’est revenu qu’une « intégrale » des pièces de Montherlant allait se donner au Théâtre du Nord-Ouest, à Paris. Cela doit faire à peu près six lustres que je réclame à cor et à cri, là où c’est (ou était) possible (Matulu, Nouvelles littéraires, Valeurs Actuelles, etc.), que l’on joue Montherlant, catalogué par une légion d’imbéciles (j’en ai entendu certains de vive voix) parmi les « auteurs ennuyeux ». Ce sont bien entendu les mêmes qui trouvèrent Adamov percutant, Pichette rigolo et n’eurent pas de mots trop méprisants pour Sacha Guitry avant de retourner leur veste après certaine déclaration d’intention d’Antoine Vitez (vous voyez que je n’oublie rien).
Je me souviens de mon critique dramatique de Matulu, Gilbert Chateau, homme de gauche, journaliste au Progrès de Lyon. Il fulminait qu’on ne représentât point le théâtre de Montherlant dans les festivals. Et c’est vrai : « la Reine morte » au palais des papes ! L’infante faisant irruption au pied des murailles : « Je me plains à vous, je me plains à vous, Seigneur ! Je me plains à vous, je me plains à Dieu ! » On imagine ! Les poils hérissés sur les bras ! La chair de poule ! À la place des billevesées montées par des mirliflores !
Ne rêvons pas. Quand Montherlant s’est suicidé, nous étions déjà dans une basse époque. J’ai raconté, dans la NRF et dans mon livre « Écrivains de France » comment il la jugeait, derrière un large sourire de dinosaure, quand je venais le visiter sur son îlot du quai Voltaire « avec, tout autour, la mer de la connerie qui monte » (« la Marée du soir »). Nous parlions naturellement beaucoup de théâtre. Au moment de la reprise du Maître de Santiago à la Comédie-Française, il m’avait fait part de son agacement que la presse ne s’occupât que du catholicisme d’Alvaro. J’ai reproduit ses propos dans « Écrivains de France » (« Le Solstice d’hiver ») : « Le catholicisme ne joue aucun rôle important dans cette pièce, pas plus que dans « la Ville dont le Prince est un Enfant » où il joue exactement pendant dix minutes. Le reste du temps, il n’existe pas. Le sujet unique du « Maître de Santiago », c’est l’indignation. »
Ci-dessus : Portrai de Henry de Montherlant par Jean Schneider. Illustration de couverture, Matulu N° 12 (mars 1972).
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| lundi 31 juillet 2006, a 10:39 |
| "Nos Petites Revues" |
L’expression est de Valery Larbaud. Le père de Barnabooth désignait de la sorte les revues et gazettes littéraires ou culturelles en général, de faible tirage mais de forte influence et qui laissent des traces pieusement recueillies par la postérité. Ainsi les Taches d’encre de Barrès, la Revue surréaliste lancée en 1919, ou, plus près de nous, feu Matulu (dont les numéros s’arrachent à prix d’or), Éléments, ou la récente Franche Contrée, Dépêche de la Compagnie d’Artagnan et Planchet : ci-contre, la première page du n° 25, qui vient de sortir. J’ai eu la (bonne) surprise d’y trouver un extrait d’une communication – « Le rôle de l’État dans le domaine des Arts, des Lettres et de l’Audiovisuel » – que j’avais faite à la Sorbonne en octobre 2005, dans le cadre du colloque sur la Souveraineté culturelle organisé par le RIF. Dans ce numéro où, comme à l’ordinaire, l’humour se taille la part du diable, j’ai relevé notamment un article magistral de Bernard Lhôte sur la fausse réputation de la France en fait d’immobilisme, et l’annonce d’une « Journée Pierre Corneille », ce Corneille dont on célèbre cette année le quatrième centenaire dans la plus grande discrétion… Rendez vous sur le site, vous ne le regretterez pas : www.franchecontree.net
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